La pression environnementale issue de l’agriculture sur base des données du réseau de contrôle de l’agriculture 2005-2008

Sonia Lenders, Joost D’hooghe, Tom Coulier

Novembre 2010

Depuis 2005, le Landbouwmonitoringsnetwerk (LMN) (réseau d’information comptable agricole), géré par la Division de l’Analyse de la Politique agricole (AMS) du Département de l’Agriculture et de la Pêche, récolte, outre les données économiques d’entreprise classiques, également des données en rapport avec l’utilisation d’énergie, de produits phytopharmaceutiques, d’eau et d’engrais artificiel. Le LMN se compose de 720 entreprises agricoles et horticoles, représentatives de l'agriculture professionnelle flamande. L’extrapolation des données du sondage vers la population de référence donne une image de l’ensemble de l’agriculture flamande. De quelle manière l’utilisation de ces indicateurs environnementaux a-t-elle évolué durant la période 2005-2008 et y a-t-il une explication plausible à cela?

En collaboration avec L'Institut Flamand de Recherche Technologique (VITO), la consommation énergétique directe de l'agriculture en 2008 a été chiffrée à 28,1 PJ. Ce chiffre comprend les entreprises non professionnelles, le travail agricole indépendant, la chaleur achetée, l’aménagement d’espaces verts, la sylviculture et la pêche en mer. Cette dernière compte pratiquement pour 2 PJ. Par rapport à 2007, cela signifie une baisse de 5%. Cette baisse s'explique peut-être par une réduction de la superficie de l’horticulture en serres. En effet, la majorité de l’énergie (55%) est destinée au chauffage des serres. Le pétrole reste le support énergétique le plus important, mais il y a un passage clair au gaz naturel. L’énergie issue de la cogénération est en progression et de plus en plus d’installations sont gérées par l’horticulteur même.

En 2008, 2,9 millions de kg de substance active ont été utilisés pour les produits phytopharmaceutiques. La moitié sont des fongicides et un tiers sont des herbicides. La plupart des produits se retrouvent sur les pommes de terre (32%) et sur les arbres fruitiers (23%). Le pic de 2007 est à attribuer à l’été extrêmement humide, ce qui engendra surtout une utilisation plus importante de fongicides. Pour les plantes les importantes, une utilisation par hectare a été calculée. Afin de calculer l’impact sur l’environnement, la substance active n’est pas un indicateur adéquat. De nombreux efforts ont déjà été fournis afin de diminuer l’utilisation, mais des mesures supplémentaires suivront certainement.

En 2008, l’agriculture a consommé 48 millions de m3 d’eau. En 2006, année sèche, l’utilisation augmenta jusqu’à pratiquement 54 millions de m3. La majeure partie (56%) de l’eau est pompée du sol par les agriculteurs mêmes. L’horticulture en serres est la plus importante consommatrice d’eau, mais d’un point de vue environnemental, ce secteur est le meilleur élève, car il récolte beaucoup d’eau pluviale via les serres et la stocke dans des bassins. De nombreuses entreprises réalisent déjà l’une ou l’autre économie d’eau. Les techniques d’épuration des eaux par contre sont relativement complexes et chères à l’acquisition, mais le suivi et l’entretien constituent également des points névralgiques.

En ce qui concerne l’utilisation d’engrais artificiel, les quantités suivantes ont été calculées en 2008 : 63 millions de kg d’azote et 1,9 million de kg de phosphore. En comparaison avec 2005, l’utilisation diminue respectivement de 11% et 53%. Ceci s’explique par les normes de fertilisation plus sévères en 2007 via le MAP-III et le coût élevé des engrais en 2008. Pour les plantes les importantes, une utilisation par hectare a été calculée. Outre les besoins de la plante, la dose d’engrais artificiel dépend également du type de sol, comme il appert des moyennes par région agricole. De nombreuses précipitations donnent lieu à un lessivage, principalement d’azote. Remplacer par de l’engrais animal n’est pas toujours possible en pratique.

Version originale:

Sonia Lenders, Joost D’hooghe & Tom Coulier (2010)
Milieudruk vanuit de landbouw op basis van gegevens van het Landbouwmonitoringsnetwerk 2005-2008
Departement Landbouw en Visserij, Brussel.

 

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