L'indice conjoncturel agricole flamand. Résultats de l'étude réalisée à l'automne 2011.

Tom Coulier

Novembre 2011

La morosité s’installe dans l’agriculture et l’horticulture. À l'automne 2011, l'indice conjoncturel agricole flamand dégringole à -12. La régression perceptible au printemps 2011 se transforme en chute. Jamais auparavant l’indice n'avait perdu 14 points d’une traite. Le malaise au sein du secteur est grand, surtout chez les agriculteurs. La seule année où l'indice conjoncturel a régressé à un niveau encore plus bas était 2009.

Dans les secteurs agricoles, les tendances sont moins négatives que dans les secteurs horticoles. Le secteur agricole pâtit des cours très bas de la pomme de terre, et le secteur de la viande d'élevage, de l'augmentation des charges d'exploitation sans aucune hausse des prix du produit. Le secteur de l'élevage laitier est neutre. Dans le secteur porcin, la crise persiste. L'indice n'atteint cependant pas encore son niveau record le plus bas. La légère amélioration des prix du porc est annihilée par les prix très élevés des denrées alimentaires.

Dans les secteurs horticoles, l'atmosphère est tout à fait négative. Les légumes cultivés en plein air et sous serre ont fait leur entrée sur le marché en même temps en raison de la grande douceur du printemps, et les prix de vente ont dégringolé. Pour couronner le tout, les deux secteurs ont subi les retombées de la crise d’EHEC (Escherichia coli entérohémorragiques), ce qui explique leur humeur négative. Les fruiticulteurs ont été confrontés à de violentes tempêtes juste avant la récolte. Les fruiticulteurs qui ont pu récolter ne sont pas du tout satisfaits eux non plus. Les dégâts occasionnés par la grêle aux collègues n'ont pas tiré les prix vers le haut. Les horticulteurs, dont le secteur est très sensible à la crise, rapportent une situation négative à l’unanimité. L’envolée des coûts de chauffage n'arrange rien à la situation et les produits qu'ils produisent à grands frais trouvent peu de débouchés, voire aucun.

Deux tiers des agriculteurs sont confrontés à des difficultés. Les principales difficultés sont d'ordre financier. 33 % des agriculteurs indiquent manquer de fonds. Ce problème touche jusqu'à 62 % des éleveurs porcins. Les agriculteurs indiquent que leurs charges d'exploitation augmentent. Les prix des engrais, du fourrage, des pesticides et de l'énergie sont en constante augmentation. 33 % d'agriculteurs déclarent ne plus vouloir investir, contre 8 % précédemment. C'est-à-dire, ne plus vouloir procéder à des investissements d'extension surtout.

 

Version originale:
Tom Coulier (2011)
De Vlaamse Landbouwconjunctuurindex. Resultaten enquête najaar 2011
Département de l'Agriculture et de la Pêche, Bruxelles.


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