Politique et instruments d’innovation pour l’agriculture et l’horticulture flamandes

Anne Vuylsteke & Dirk Van Gijseghem

Novembre 2010

L’innovation est devenue un thème important par sa contribution à la compétitivité des entreprises et des secteurs ainsi que par sa contribution à la croissance économique. La création de la connaissance et la transformation de la connaissance en innovation sont en effet le moteur de l’économie et par conséquent de la prospérité. Mais bien que la demande d’innovation soit unanime, il s’agit d’un phénomène complexe et évolutif par lequel on entend des éléments très divers. Ceci exige une politique d’innovation adaptée et des instruments d’innovation adéquats. Les deux doivent également être adaptatifs en tant qu’ils doivent répondre aux changements dans le processus d’innovation et dans la compréhension de ce processus. La recherche effectuée par le groupe d’experts autour du professeur Soete (2007) a démontré que la Flandre, dans un contexte économique général, dispose d’instruments d’innovation complets, mais également complexes, obscurs et peu conviviaux.

Dans l’agriculture et l’horticulture également, l'innovation est devenue un mot-clé pour les entreprises afin de rester compétitives, mais en même temps, le secteur connaît plusieurs limites qui rendent la continuation d’un processus d’innovation difficile. Les entreprises sont confrontées aux limites éprouvées par les PME en ce qui concerne l’innovation (voir rapport Soete). D’autres entraves sont le caractère familial des entreprises, l’ampleur des moyens nécessaires pour innover et l’exploitation des entreprises par des personnes physiques.

Ces limites et le caractère politique européen spécifique ont fait en sorte que des instruments politiques spécifiquement orientés vers le secteur de l’agriculture et de l’horticulture ont été développés. L’ensemble de ces mesures sont rarement considérées comme instruments d’innovation. Le but de ce rapport est donc d’obtenir une meilleure compréhension de la politique d’innovation menée dans l’agriculture et l’horticulture, ainsi que des instruments disponibles. De cette manière, on vérifie où se situent les éventuelles lacunes et où la politique ou les instruments peuvent être améliorés.

Les résultats de l’analyse démontrent qu’aujourd’hui il n’y a pas de politique d’innovation au sens strict du terme pour l’agriculture et l’horticulture et que l’ensemble des instruments disponibles ne sont pas considérés comme instruments d’innovation. Toutefois, il existe un large spectre d’instruments principalement orientés vers les entreprises et les processus de connaissance et d’apprentissage.

L’analyse révèle que des instruments qui veulent améliorer les relations au sein du système d’innovation et le fonctionnement du système même font défaut. En outre, il appert que dans un contexte économique général, il existe bien des instruments qui soutiennent les entreprises pour développer des innovations totalement neuves, mais que ceux-ci sont très difficilement accessibles aux entreprises agricoles et horticoles. Finalement, le secteur et les entreprises doivent également évoluer de sorte qu'ils puissent participer plus activement au pilotage de la recherche et du système d'innovation dans son ensemble.

Version originale:

Anne Vuylsteke & Dirk Van Gijseghem (2010)
Innovatiebeleid en –instrumenten voor de Vlaamse land- en tuinbouw
Departement Landbouw en Visserij, Brussel.


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