Rapport agricole 2010

Jonathan Platteau, Dirk Van Gijseghem & Tom Van Bogaert (reds.) (2010)

Janvier 2011

Le 15 janvier 2011, le Département Agriculture et Pêche présenta le Rapport agricole 2010 lors d’Agriflanders à Gand. Le ministre-président Kris Peeters reçut solennellement le premier exemplaire. Le LARA cartographie l’agriculture, la pêche et l’industrie agro-alimentaire en Flandre. Le rapport biennal fixé par décret en est à sa troisième édition.

L’édition de 2010 se compose de deux tomes. Le premier volume décrit l’agriculture et l’horticulture et la pêche depuis la perspective de l’environnement et de la durabilité. Le deuxième volume décrit les différents secteurs et sous-secteurs de l’agriculture flamande : le secteur porcin, le secteur des volailles, l’élevage lié au sol, l’horticulture et les cultures. Les données du LARA se basent sur les derniers chiffres disponibles aussi bien des fournisseurs de données internes qu’externes à la politique. Le rapport contient par chapitre plusieurs grandes lignes et est richement illustré par des graphiques, des cartes et des photos. Le LARA n’est pas uniquement destiné aux personnes politiquement concernées, mais souhaite également être suffisamment accessible pour l’agriculteur, l’horticulteur et le pêcheur, ainsi que pour le citoyen intéressé.

Conformément au décret SALV, le Département de l’Agriculture et de la Pêche a réalisé le rapport en collaboration avec un comité directeur. Des membres du Conseil stratégique de l’agriculture et de la Pêche ainsi que d’autres experts conviés en raison de leur connaissance spécifique y siègent. Une équipe de projet, une dizaine d’auteurs et environ quarante lecteurs collaborent à la rédaction du rapport. Cette large collaboration garantit non seulement un contrôle qualité des données et de l’information, mais elle se porte également garante du soutien du rapport.

Développements au niveau international et européen
Les démographes s’attendent à ce que d’ici 205, le monde compte 9,1 milliards d’habitants. La production alimentaire suivra cette tendance croissante, mais le rythme régional diffèrera fortement. En outre, les régimes alimentaires semblent changer dans certaines régions. Ainsi, la consommation de produits animaux augmente considérablement. Ceci a pour conséquence que, selon estimation, la production alimentaire devra augmenter de 70% en 40 ans de temps.

La crise récente a encore une fois démontré que les fluctuations des prix des produits alimentaires sont fortement liées à celles des combustibles fossiles et des marchandises. Pour les années à venir, les observateurs partent du principe que les prix des aliments vont se stabiliser à un niveau inférieur au pic de 2008, mais à un niveau supérieur par rapport à la période précédente.

Bien que le commerce de produits agricoles constitue moins de 9% du commerce mondial, ce commerce reste un dossier très important pour l’Organisation mondiale du commerce. Le secteur agricole sera confronté à l’avenir à la suite de libéralisation du commerce mondial et à la globalisation des chaînes alimentaires. L'intégration plus importante des agriculteurs européens dans l’actualité mondiale offre des possibilités, mais a également des conséquences négatives. La volatilité des prix et la complexité de la formation des prix au niveau mondial entraînent une grande incertitude pour les agriculteurs, tant en Europe qu’ailleurs.

L’Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) prévoit une augmentation de la température globale moyenne de 1,8 à 4°C d’ici 2100. Les conséquences du changement climatique sur la qualité de vie de notre planète ne sont pas encore exactement quantifiables, mais on demande dès à présent à de nombreux secteurs, également au secteur agricole, d’adapter leur méthode de travail. Outre la diminution de l’impact climatique (mitigation), un défi tout aussi grand sur le plan de l'adaptation des espèces et des techniques aux nouvelles conditions climatiques (adaptation) attend toutefois le secteur agricole en cas de réchauffement de la terre.

Un tarissement futur des combustibles fossiles et des matières premières non renouvelables peut constituer un obstacle à la production alimentaire. L’agriculture fortement mécanisée, qui dépend également des combustibles fossiles pour les engrais, devra peut-être passer à des alternatives plus coûteuses.

L’importance des organismes génétiquement modifiés (OGM) augmente d’année en année. En 2009, la superficie mondiale a atteint 134 millions d’hectares. Les OGM qui sont aujourd’hui sur le marché sont tout d’abord développés en vue d'obtenir un avantage pour l'agriculteur. Les OGM futurs, tant dans la recherche publique que privée, visent également des améliorations au niveau qualité et valeur nutritive ainsi que des applications industrielles. L’Europe hésite fortement à rejoindre l’histoire des OGM, ce qui se traduit par une utilisation très limitée des OGM.

Au sein de l’Europe, depuis un certain temps, une attention politique particulière est accordée à la production agricole dans le respect de l’environnement et à une série d’autres aspects. Les livres verts et les livres blancs préparatoires préparent le terrain pour des initiatives concrètes.

La stratégie UE 2020 récemment introduite et le cadre financier pluriannuel à venir créent un contexte dans lequel la Politique agricole commune (PAC) devra démontrer sa pertinence et agir après 2013. Mi-2011, la Commission européenne fera une première proposition concernant les dépenses européennes annuelles par domaine politique. Il faut s’attendre à ce que les dépenses pour la PAC n’augmentent certainement pas, mais qu’elles doivent plutôt diminuer de sorte qu’on libère un espace budgétaire pour d’autres défis actuels comme la croissance durable, le changement climatique et la sûreté de l’approvisionnement énergétique.

L’agriculture dans l’Union européenne
39 % de la superficie totale de l’Union européenne sont destinés à l’agriculture. L’UE compte 13,7 millions d’exploitations agricoles, qui détiennent au total 1,9 milliard d’animaux agricoles. 26,7 millions de personnes sont employées dans l'agriculture européenne, ce qui correspond à 11,7 millions d'équivalents temps plein (ETP).

La valeur de production totale de l’agriculture européenne est estimée à 319,3 milliards d’euros, une baisse de 12 % par rapport à 2008. Pratiquement 54 % de la valeur de production proviennent de la production végétale, alors que la production animale compte pour 42 %. Compte tenu de l’inflation, Eurostat estime que le revenu agricole réel moyen européen par unité de travail en 2009 a chuté de 12 % par rapport à 2008.

La taille économique moyenne d’une entreprise agricole européenne s’élève pratiquement à 11,3 grandes unités européennes. La superficie d’exploitation moyenne dans l’Union européenne est de 12,6 hectares et pratiquement la moitié (48 %) des entreprises sont inférieures à 2 hectares. Pratiquement un tiers des entreprises européennes sont des exploitations de cultures, un tiers sont des exploitations d’élevage, 20 % sont des entreprises horticoles et 14 % sont des exploitations mixtes.  10 % des exploitations agricoles font, outre la production végétale primaire ou la production animale, encore au moins une autre activité sur l’exploitation, également appelée extension. 1 % des entreprises pratiquent l’agriculture biologique.

Dans le secteur d'approvisionnement pour les entreprises agricoles dans l’UE, il y a environ 5.900 entreprises ayant un chiffre d’affaires estimé à 83,6 milliards d’euros. 178.000 personnes sont employées dans ces entreprises. Dans le secteur de la transformation des produits agricoles, le nombre d’entreprises est estimé à 310.000 et l'emploi à 4,7 millions de personnes. Le secteur alimentaire génère un chiffre d’affaires total de 935 milliards d’euros, selon estimation. Dans le secteur de la distribution et du commerce de produits alimentaires, il y a environ 2,7 millions d’entreprises qui emploient ensemble 16,2 millions de personnes et qui assurent un chiffre d’affaires total de 2,4 billions d’euros.

En 2008, l’Union européenne était importatrice nette de produits agricoles avec un déficit commercial de 5,2 milliards d'euros. Au total, l’UE exportait pour 85 milliards d’euros de produits agricoles vers des pays hors de l’UE, alors que l’importation était légèrement supérieure avec 90,2 milliards d’euros. Les plus grands déficits commerciaux se situent au niveau des fruits et des graines et fruits oléagineux, alors que les excédents commerciaux les plus importants sont dus aux boissons, aux produits laitiers et aux préparations céréalières. Les principaux pays d’exportation sont les États-Unis, la Russie, la Suisse et le Japon, alors que l’UE importe principalement du Brésil, de l’Argentine et des États-Unis. L’UE réalise son plus grand excédent commercial avec la Russie, les États-Unis et le Japon.

La politique agricole flamande
La politique agricole en Flandre est déterminée en grande partie par la Politique agricole commune (PAC) de l'Union européenne, qui comprend deux piliers. Le soutien traditionnel du marché et des prix et les aides directes constituent le premier pilier. La politique rurale constitue le deuxième pilier.

En 2009, en Flandre, 23.487 agriculteurs ont pratiquement reçu 269 milliards d’euros d’aides directes. Il s’agit en moyenne de 11.449 euros par entreprise. Les droits au paiement représentent ici environ 233 millions. La prime à la vache allaitante compte pour 29,1 millions d’euros et la prime à l’abattage de veaux pour 5,7 millions d’euros. Les primes végétales couplées restantes représentent seulement 0,8 million d’euros.

Les aides directes sont réparties de manière inégale : 20 % des entreprises ayant le plus d’aides représentent 56 % des aides, alors que 20 % des entreprises ayant le moins d’aides perçoivent seulement 1,3 % des aides. Des chefs d'entreprise plus âgés et surtout ceux de 65 ans ou plus reçoivent par rapport à leur part dans les entreprises un pourcentage moins élevé des aides directes. Les sociétés et les jeunes chefs d’entreprise représentent un pourcentage plus élevé des aides directes par rapport à la part des entreprises.

En 2009, 1.960 entreprises ont cédé à d’autres agriculteurs 26.203 droits au paiement d’une valeur de 12,8 millions d’euros. 252 entreprises ont cédé à la réserve nationale 553 droits au paiement d’une valeur de 176.125 euros au total (obligatoire). En 2009, 641 entreprises ont cédé 9.364 droits à la prime à la vache allaitante (soit à d’autres agriculteurs, soit à la réserve flamande).

Le Programme de développement rural flamand 2007-2013 (PDPO II) a reçu fin 2009 un montant supplémentaire de 29,5 millions d'euros de moyens européens. Avec ceci, le budget total pour la période complète de programmation s’élève à 713,5 millions d’euros. La Flandre a misé sur les priorités énergie renouvelable, climat, gestion des eaux, biodiversité et restructuration du secteur des produits laitiers. Les moyens supplémentaires sont répartis entre l’axe 1 (11,5 millions d’euros), l’axe 2 (9 millions d’euros) et l’axe 3 (9 millions d’euros). Le quatrième axe (Leader) ne reçoit pas de moyens supplémentaires.

Les investissements avec une contribution positive à l’environnement représentent 26,6 millions d’euros, soit 46 % de l’aide à l’investissement et à la diversification attribuée par le Fonds d’investissement agricole flamand (VLIF). La superficie totale des mesures agro-environnementales en 2009 a fortement chuté par rapport à 2008 (-52.803 ha). Ceci est dû à l’arrêt de la mesure agro-environnementale « couverture verte », qui fait maintenant partie des bonnes pratiques agricoles. La superficie totale des mesures agro-environnementales pour lesquelles de nouveaux contrats peuvent encore toujours être conclus a toutefois continué à grandir : avec 2.680 ha.

En 2008, les aides directes constituent en moyenne une part de 5 % des recettes et de 25 % du revenu d’exploitation en agriculture et horticulture. Pour l’aide au développement rural, il s’agit en moyenne de 2 % des recettes et de 9 % du revenu d’exploitation. Cette part est généralement élevée pour les types d’exploitations à gros bétail (bétail laitier et/ou bétail de boucherie) et/ou à cultures. La part dans les élevages porcins et de volaille et dans l’horticulture est quasiment inexistante (0-2 %). Les entreprises porcines et avicoles et l’horticulture en serres profitent toutefois dans une large mesure de l'aide au développement rural : la part dans le revenu d’exploitation s’élève à environ 10 %.

Du total des types d’exploitations, l’horticulture perçoit en 2008 seulement 1 % des aides directes totales, mais bien 21 % de l’aide au développement rural. Les entreprises porcines et avicoles ont également une part d’aide au développement rural (14 %) supérieure aux aides directes (5 %). La part des aides directes dans l’élevage du bétail s’élève à 53 % (dont 26 % pour le bétail laitier, 15 % pour le bétail de boucherie et 12 % pour le bétail mixte). Pour les exploitations mixtes avec cultures et bétail, il s’agit de 17 % ; et pour les exploitations de cultures, 12 %.

Le complexe agro-industriel (CAI)
En comparaison à il y a 12 ans, le nombre d’entreprises agro-industrielles assujetties à la TVA a chuté de 58.000 à 42.600 en 2008. La baisse du nombre d’entreprises CAI est principalement due au nombre d’entreprises agricoles (plus petites) fortement en baisse ; mais l’industrie alimentaire et le commerce suivent également cette tendance descendante. Le secteur agricole et horticole constitue environ 72 % du CAI flamand. Le pourcentage restant se compose principalement d’entreprises du secteur alimentaire (13 %) et du commerce en gros de produits agricoles (8 %).

En 2008, les entreprises CAI flamandes créent 51,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, ce qui constitue une augmentation d’environ 20 % par rapport à 2000. Avec ce chiffre d’affaires, le CAI flamand prend à son compte environ 80% du chiffre d’affaires CAI total en Belgique. En comparaison : La Flandre constitue environ deux tiers des entreprises CAI en Belgique. Le secteur alimentaire au sein du CAI est responsable de la moitié du chiffre d’affaires total du CAI flamand.

Les acteurs au sein de la chaîne CAI flamand (exclusivement les indépendants) créent ensemble en 2008 environ 6,3 milliards d’euros de valeur ajoutée. Ceci constitue environ 5 % de la valeur ajoutée créée totale des institutions non financières en Belgique. Tout comme pour le chiffre d’affaires créé, il est clair que le nombre de plus en plus petit d’entreprises produit de plus en plus de valeur ajoutée.

D’après les statistiques de l’ONEM, le CAI flamand comprend environ 103.622 travailleurs. Des salariés (ouvriers et employés) du secteur CAI, 64 % travaillent dans le secteur alimentaire, 13% dans l'agriculture et l'horticulture et 8% dans le commerce en gros et dans la médiation commerciale. En 2008, il y a en moyenne 16 travailleurs par entreprise agro-industrielle.

Caractéristiques structurelles et économiques de l’agriculture
L’agriculture et l’horticulture flamandes emploient régulièrement 58.600 personnes et génèrent en moyenne ces trois dernières années une valeur de production finale de 4,8 milliards d’euros et une valeur ajoutée nette de 1,1 milliard d’euros. L’élevage s’est fortement développé au sein de l’agriculture flamande. Le secteur de l’élevage réalise 60% de la valeur de production finale totale. L’horticulture compte pour 31 % et les cultures pour 9 %.
En 2009, le secteur compte 29.394 entreprises. Le nombre d’entreprises baisse continuellement et il y a une extension permanente.

Durant la période 2005-2009, la superficie pour les betteraves sucrières et les plantes fourragères a diminué, alors que la superficie pour les pommes de terre, les céréales et les cultures horticoles est restée relativement stable. Le nombre d’herbivores et de non herbivores diminue durant la même période, sauf le bétail de boucherie. 588.831 ha d'espace rural sont réaffectés. Il s’agit de 80% des 750.000 ha proposés.

Bien que l’agriculture soit de moins en moins importante en tant que source d’emploi, le secteur reste la pierre angulaire de la région rurale. L’agriculture et l’horticulture cultivent 46 % de la superficie flamande. Les produits agricoles et les marchandises agro-alimentaires prennent en outre à leur compte une part importante de la valeur des exportations belges. Avec une exportation qui excède l’importation, elles contribuent considérablement à l’excédent commercial.

L’agriculture et son environnement naturel
L'éco-efficacité de l’agriculture et de l’horticulture augmente. Ceci s'applique à l’ensemble des facteurs de pression sélectionnés, sauf à la sensibilité des cultures à l’érosion. C’est sur les pommes de terre et dans les vergers que l’on pulvérise la plupart des produits phytopharmaceutiques. En cas de conditions atmosphériques humides, davantage de moyens sont nécessaires, principalement des fongicides.

L’horticulture en serres utilise le plus d’eau, mais récolte de l’eau de pluie via les serres et la stocke dans des bassins. De nombreuses entreprises réalisent déjà l’une ou l’autre économie d’eau. Les techniques d’épuration des eaux par contre sont relativement complexes et chères à l’acquisition, mais le suivi et l’entretien constituent également des points névralgiques.

La majorité de l’énergie est destinée au chauffage des serres. Le pétrole reste le support énergétique le plus important, mais il y a un passage clair au gaz naturel. L’énergie issue de la cogénération est en progression et de plus en plus d’installations sont gérées par l’agriculteur même.

Ces dernières années, nous avons constaté en Flandre un taux de substances organiques en baisse dans nos sols agricoles. Cette diminution n’est pas favorable à la qualité du sol. En outre, la baisse va également de pair avec les émissions de CO2, ce qui entraîne des effets négatifs pour la problématique des gaz à effet de serre. 43% des terrains cultivés en Flandre contiennent des cultures vulnérables à l’érosion.

L’utilisation d’engrais artificiel entre 2005-2008 baisse. L’utilisation d’engrais azoté recule de 11 % et celle du phosphore de 53 %. C'est l'année dernière que la baisse a été la plus importante. Ceci s’explique par le durcissement des normes de fertilisation en 2007 via le MAP-III et le coût élevé des engrais en 2008. Remplacer par de l’engrais animal n’est pas toujours simple. Une autre diminution des pertes de nitrates de l'agriculture est nécessaire afin d'améliorer encore la qualité des eaux de surface et des eaux souterraines.

L’émission totale de substances potentiellement acidifiantes par l’agriculture a chuté en 2008 de 56% par rapport à 1990, et a chuté de 3% par rapport à 2006. L’agriculture, plus précisément l’élevage, est la source la plus importante d’émission acidifiante en Flandre (36% en 2008). Ceci est principalement dû à l’émission d’ammoniac. 93 % de l’émission d’ammoniac flamande provient de l’agriculture. La baisse progressive depuis 2000 provient de la baisse du cheptel.

En 2008, l’émission totale des gaz à effet de serre comme le méthane, le gaz hilarant et le dioxyde de carbone provenant de l’agriculture s’élevait à 8.385 kg tonnes d’équivalents de CO2, une baisse de 18% par rapport à 1990. La baisse est principalement la conséquence d’une baisse du cheptel et de l’utilisation plus rationnelle de l’énergie dans l’horticulture en serres. La part de l’agriculture dans les émissions totales flamandes de gaz à effet de serre s’élevait à 11% en 2007.

En 2008, l’agriculture a produit au total 17.340 tonnes de fines particules, dont 62% proviennent de la culture des terres. Par rapport à 1995, l’émission totale de particules baisse de 4%.

L’agriculture et l’horticulture flamandes sont responsables durant la période 2004-2008 de 199.000 tonnes en moyenne de déchets d’entreprise par an. La fraction déchets d’origine végétale et/ou animale constitue la partie la plus importante des déchets d’entreprises provenant de l’agriculture et est suivie par la fraction déchets de construction et de démolition.

Il y a encore du potentiel pour améliorer et étendre l'ensemble des mesures agro-environnementales en Flandre. L’optimisation des mesures agro-environnementales est en rapport avec l’augmentation du degré d’acceptation et du degré de participation des agriculteurs et l’augmentation des effets positifs des mesures pour l'agro-biodiversité.

Aspects sociaux de l’agriculture et de l’horticulture
L’âge moyen des chefs d’entreprise des exploitations agricoles professionnelles est passé de 46,2 ans en 1999 à 49,5 ans en 2009. Seulement 14 % des chefs d’exploitations agricoles flamands âgés de plus de 50 ans ont un successeur. Ceci constitue principalement un problème pour les petites entreprises.

Non seulement le nombre d’entreprises a baissé, mais le nombre de personnes régulièrement employées dans l’agriculture et l’horticulture flamandes a également chuté entre 1999 et 2009 de 2,6 % par an. Le secteur agricole et horticole est un employeur important pour les travailleurs allochtones. 4 % des travailleurs d’origine étrangère sont actifs dans le secteur primaire.

Le niveau de formation des chefs d’entreprise flamands augmente sans cesse. En 1959, 95 % des chefs d’entreprise avaient uniquement une expérience pratique, en 2005 moins de 55 %.

Les agriculteurs ont la charge administrative la plus importante, devant le secteur des services, l’industrie et la construction. Les agriculteurs considèrent la législation toujours changeante comme point problématique le plus important.

Selon estimation, cinq accidents ont lieu quotidiennement dans les entreprises agricoles et horticoles flamandes. Le secteur agricole et horticole arrive en quatrième place dans les statistiques relatives aux accidents, après l’industrie du bâtiment, l’industrie de l’acier et le secteur du bois.

La pauvreté est également une réalité en région rurale. Le nombre d’agriculteurs dans le besoin qui frappent à la porte de l’ASBL Boeren op een Kruispunt a augmenté en permanence depuis la fondation en 2007. En 2009, il est question de 254 inscriptions.

En 2009, en moyenne 52 % des entreprises agricoles et horticoles flamandes utilisent un ordinateur à des fins industrielles. Ce sont surtout les jeunes chefs d’entreprise qui utilisent un PC. 81 % des chefs d’entreprise ayant moins de 35 ans utilisent un ordinateur pour l’entreprise, contre seulement 13 % des chefs d’entreprise âgés de plus de 65 ans.

Les agriculteurs et les horticulteurs peuvent obtenir une subvention pour les soins verts. En mai 2010, il y avait 443 fermes thérapeutiques reconnues et 883 contrats de fermes thérapeutiques en cours. Le leader dans ce domaine est la province de Flandre-Occidentale.

Pêche
La flotte de pêche maritime belge se compose actuellement de 89 navires ayant une capacité globale de 51.590 kW. La valeur débarquée totale de la flotte s’élève en 2009 à 68,4 millions d’euros, dont la sole représente pas moins de 51 %. La plie (9 %), le turbot et la crevette (chacun 5 %) suivent de loin. L’emploi directement lié à la flottille de pêche est estimé à 2.500 personnes, dont 800 à 900 travaillent pour la flotte même.

Le nombre de pêcheurs en mer reconnus diminue chaque année. On remarque aussi que la flotte vieillit. De moins en moins de jeunes désirent travailler dans la pêche. Leur préférence va surtout à des emplois alternatifs comme les dragueurs, le tourisme, etc.

La Politique commune de la Pêche est au seuil d’une réforme approfondie. D’ici 2020, la pêche européenne doit à nouveau être performante et durable, tant sur le plan économique, social que sur le plan écologique.

L’Union européenne et le gouvernement flamand souhaitent renforcer structurellement le secteur de la pêche par une aide à l’investissement et un plan stratégique national. Ces modifications structurelles doivent recentrer les activités de la flotte sur des méthodes de capture moins coûteuses en carburant et plus durables. La mesure la plus radicale est la règlementation d’adaptation de la flotte de mai 2009 qui veut continuer à diminuer la surcapacité.

Après l’année catastrophique en 2008, la rentabilité de la pêche maritime est également restée sous pression en 2009. Il y a deux raisons à cela: les prix du poisson bas et une trop grande dépendance au prix du gasoil.

Il existe un équilibre difficile entre la pêche et l’environnement. La création de zones Natura 2000 et la stimulation d’alternatives durables doivent mieux protéger les écosystèmes marins vulnérables.

Version originale:
Jonathan Platteau, Dirk Van Gijseghem & Tom Van Bogaert (reds.) (2010)
Landbouwrapport 2010
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