Rapport agricole 2014

Jonathan Platteau, Dirk Van Gijseghem & Tom Van Bogaert (reds.) (2014)

 Décembre 2014

Le 2 décembre 2014, le Département de l'Agriculture et de la Pêche présenta le Rapport agricole 2014. Le ministre de l'Environnement, de l'Agriculture et de l'Aménagement du Territoire Joke Schauvliege reçut solennellement le premier exemplaire. Le LARA cartographie l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire en Flandre. Le rapport biennal fixé par décret en est à sa cinquième édition.

L’édition de 2010 est dédiée a la réforme de la politique d’agriculture commune (PAC) pour la période 2014-2020. Les données du LARA se basent sur les derniers chiffres disponibles aussi bien des fournisseurs de données internes qu’externes à la politique. Le rapport contient des portraits de neuf agriculteurs en Flandre et est richement illustré par des graphiques et des cartes. Le LARA n’est pas uniquement destiné aux personnes politiquement concernées, mais souhaite également être suffisamment accessible pour l’agriculteur et l’horticulteur, ainsi que pour le citoyen intéressé.

Conformément au décret SALV, le Département de l’Agriculture et de la Pêche a réalisé le rapport en collaboration avec un comité directeur. Des membres du Conseil stratégique de l’agriculture et de la Pêche ainsi que d’autres experts conviés en raison de leur connaissance spécifique y siègent. Une équipe de projet, une dizaine d’auteurs et environ septante lecteurs collaborent à la rédaction du rapport. Cette large collaboration garantit non seulement un contrôle qualité des données et de l’information, mais elle se porte également garante du soutien du rapport.

1 Les développements économiques et politiques sur le plan international

La réussite ou non d’une année agricole est déterminée par des décisions internationales en matière de commerce et d’environnement, mais également par des phénomènes naturels outre-Atlantique. Les agriculteurs et horticulteurs flamands s’en rendent compte lors de la gestion de leur entreprise.

Le secteur agricole et par extension toute la chaîne agro-alimentaire font partie intégrante du milieu agro-économique. La globalisation permanente influence le secteur de manière importante. Vu que l’agriculture est liée à l’économie par des interactions complexes, les évolutions sur le plan agricole sont également déterminées par le cadre plus large de l’économie et notamment par la crise économique récente. De plus, nous pouvons constater un  mouvement de l’économie mondiale. Un nombre d’économies émergentes comme les pays BRICS (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) affichent un taux annuel de croissance impressionnant, ce qui ouvre la voie pour une plus grande concurrence avec les pays occidentaux d’une part et de nouvelles opportunités suite aux nouvelles habitudes de consommation dans ces pays d’autre part.

Le taux de croissance de la production agricole sera pour une grande partie déterminée par les limites du système écologique. La pénurie de terres fertiles, d’eau et d’autres ressources secondaires non-renouvelables limiteront la production dans plusieurs régions. Les changements climatiques mèneront à une augmentation de la production dans certaines régions et à une diminution de la production dans d’autres. Une attention particulière devra être accordée à la préservation de la biodiversité afin d’éviter une mise en danger de la stabilité du système agro-écologique. Beaucoup de ces problèmes sont paradoxaux: l’agriculture dépend de l’eau, du sol, de l’agro-biodiversité et des engrais minéraux, mais elle pollue aussi l’eau, elle est à la base des changements climatiques et de la dégradation du sol et est un producteur important d’engrais organiques. Afin de résoudre ces problèmes, des investissements importants au niveau de la recherche et de l’infrastructure s’imposent.

Durant les dernières décennies, le secteur agricole a affiché une croissance de productivité énorme nécessaire à satisfaire à la demande en plein essor. La croissance mondiale de la population (principalement dans des pays à revenu faible) est à la base de la demande croissante. Le relèvement du niveau de vie changera aussi les habitudes nutritionnelles. La consommation de viande augmente malgré le fait que la production de viande se caractérise par une empreinte écologique plus importante. En revanche, il existe une demande croissante pour une économie biologique, et notamment l’utilisation de biocarburants. Dans ce cadre, on pourrait considérer le gaspillage alimentaire comme une production ‘inutile’. Plusieurs initiatives visant à lutter contre ce gaspillage commencent à voir le jour. La demande de produits agricoles continuera à monter pendant les prochaines décennies, mais les taux de croissance annuels seront sans doute plus faibles. La croissance restera toutefois substantielle. Selon des estimations, la démographie et le relèvement du niveau de vie feraient augmenter la demande de 50% à 100% en 2050, notamment dans les pays de développement. Si d’autres pays, outre le Brésil et les États-Unis, avancent des objectifs ambitieux en matière de biocarburants, la demande de produits agricoles de base ne fera qu’augmenter. Une augmentation moins importante de la consommation serait due à un rythme de croissance de la population différée, un nombre plus important de personnes à atteindre le plafond de consommation et la situation peu encourageante des plus démunis.

La réalisation de cette demande croissante dépendra de l’ampleur de la production. Dans ce cadre, on prévoit également que le rythme de croissance de l’offre sera plus faible. Lors de la période 2030-2050, la production globale augmentera seulement d’un quart du rythme actuel. Plusieurs solutions sont mises en avant. On attend beaucoup des OGM, mais l’opinion publique est divisée entre partisans et opposants. Les petits agriculteurs sont également considérés comme solution au problème alimentaire. L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) attire l’attention sur les petites exploitations agricoles et a déclaré 2014 "Année de l’agriculture familiale". En revanche, les médias ont récemment fait état de plusieurs projets de ‘land grabbing’. Cela signifie que des grandes parcelles de terre destinées à la production agricoles sont louées ou achetées par des investisseurs étrangers, souvent sans tenir compte des droits de propriété ou d’utilisation de la population locale. Pour finir, nous souhaitons mentionner quelques niches qui s’opposent à la production agricole intensifiée, à grande échelle et destinée vers l’exportation. L’agriculture biologique constitue une méthode de production visant à maximaliser la santé des écosystèmes. L’agriculture locale souhaite principalement réduire la distance avec le consommateur afin de réduire la désaffection avec le milieu agricole et le transport des aliments.

Depuis quelque temps, les produits agricoles ne sont plus exclusivement consommés au niveau local. Le commerce mondial est essentiel pour équilibrer l’offre et la demande. Les négociations OMC relatives au commerce libre ambitionnent un développement harmonieux du commerce agricole mondial sans protection illicite des marchés intérieurs. Étant donné que ces négociations sont toujours en cours, plusieurs pays et états concluent toujours des accords commerciaux. Une partie de ces accords se conclut entre des pays développés et des pays en voie de développement afin de faciliter les importations vers l’Occident et les exportations vers les pays en voie de développement. Mais des accords sont également conclus entre les acteurs économiques importants après des négociations ardues car chaque parti souhaite en tirer un maximum de bénéfices en vue de sauvegarder la production intérieure. Outre ces accords relatifs aux importations et aux droits d’entrée, des mesures sanitaires et phytosanitaires sont également imposées. Ces mesures diffèrent selon les pays et sont souvent à la base de discussions car il n’est pas toujours clair si elles sont destinées à protéger le propre marché ou si elles sont en effet prises par précaution.

Les prix alimentaires ont fortement augmenté depuis 2006. La volatilité des prix est devenue un aspect important de l’économie mondiale. Cette volatilité a été provoquée par plusieurs facteurs à court et à long terme. La population croissante et les habitudes alimentaires changeantes constituent incontestablement des facteurs à long terme. Mais la politique menée par les autorités publiques en matière d’aide aux biocarburants a également eu un impact significatif sur la demande. Finalement, les stocks ont atteint un niveau faible par rapport à la consommation, ce qui a augmenté la vulnérabilité aux fluctuations. Des facteurs à court terme qui ont simultanément joué un rôle et qui se sont renforcés, étaient les prix de pétrole élevés et les conditions atmosphériques extrêmes, telles que la sécheresse. Afin de s’assurer contre la volatilité des prix, les acteurs essaient de conclure d’avance une entente sur les prix. De cette façon, les produits agricoles sont également soumis à la spéculation. Des contrats à terme et des options sont les instruments financiers les plus fréquemment utilisées à cet effet.

Le cadre économique classique de la demande, de l’offre et la formation sont le résultat de la complexité de différents facteurs tels que les développements économiques en général, les écosystèmes et la production. Ces facteurs détermineront la mesure dans laquelle une demande croissante de produits agricoles se reflètera dans une augmentation de la consommation. L’histoire a démontré que des prévisions selon lesquelles la population, et par conséquent la demande, augmentent plus rapidement que la production agricole, ne deviennent pas réalité. L’agriculture s’adapte facilement et pourra aussi le faire dans l’avenir à condition que les responsables, le consommateur et le producteur tiennent compte de tous les aspects liés à ce défi.

2 Les développements en matière de politique agricole dans l’Union européenne

La stratégie UE 2020 constitue le plan décennal en cours au niveau de la croissance de l’Union européenne. Le plan vise à transformer l’économie européenne en une économie compétitive, sociale et verte. L’objectif est de parvenir à un autre type de croissance : intelligent, durable et inclusif. La politique d’agriculture commune (PAC) pour la période 2014-2020 est fortement ancrée dans la stratégie UE 2020 et a été intégrée dans le cadre politique commun pour tous les fonds structurels et d’investissement européens.

Le budget UE pour la période en cours a été fixé dans le cadre financier pluriannuel 2014-2020. Les dépenses en matière d’agriculture représentent 40% du montant total de 960 milliards EUR. Ce pourcentage a considérablement diminué durant les dernières décennies, mais il reste élevé parce que la politique agricole commune constitue un des rares domaines à être principalement financées par l’UE. Il y aura une plus grande flexibilité dans le cadre de la réalisation des objectifs de la PAC. La complémentarité des piliers augmentera fortement. L’aide directe devient plus ‘verte’ suite à l’introduction de trois mesures obligatoires de verdissement. Ces mesures représentent 30% de l’aide. Seuls les agriculteurs actifs recevront encore une aide au revenu et il y a des mesures supplémentaires pour les jeunes agriculteurs et les petites exploitations agricoles. L’importance du développement rural augmente. Un cadre législatif plus rigide pour les associations de producteurs (AP) et d’organisations sectorielles est fortement attendu afin d’améliorer le fonctionnement de la chaîne alimentaire. La recherche et l’innovation feront l’objet d’une attention particulière dans le cadre du partenariat européen d’innovation (PEI), la promotion de la recherche agricole, le transfert de connaissances et les services de conseil agricole.

Outre la PAC, il y a d’autres développements politiques susceptibles d’influencer l’agriculture. Le Horizon 2020, qui est la mise en œuvre de la politique européenne de recherche et d’innovation, met en avant un défi social important sur la ‘Sécurité alimentaire, agriculture et sylviculture durables, recherche marine et maritime et bio-économie’. L’UE poursuivra une utilisation efficace des ressources naturelles dans le cadre du plan UE 2020 comprenant une stratégie de développement de l’économie biologique et la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le train de mesures pour le climat contient des objectifs ambitieux visant à lutter contre le changement climatique. La stratégie européenne en matière de biodiversité s’efforce de faire cesser, ou si possible de réduire, la perte de biodiversité et la détérioration des écosystèmes. En 2014, le Parlement européen a approuvé une directive visant à lutter contre les espèces allogènes envahissantes et contre les plantes et animaux non-indigènes.

L’Europe travaille actuellement à une révision des normes de sécurité et de santé pour toute la chaîne alimentaire, y compris la législation relative aux semences. Il sera misé d’avantage dans une approche basée sur les risques afin d’assurer une protection de la santé et sur des instruments de contrôle plus efficaces afin d’assurer le respect des dispositions légales. La directive concernant la protection phytosanitaire intégrée et durable des cultures, date de 2009. Elle impose l’obligation aux agriculteurs et aux horticulteurs de privilégier les solutions les moins nocives à la santé humaine et animalière et à l’environnement. Depuis 2010, la Commission met en œuvre une stratégie pour lutter contre le déclin de la population des abeilles. Une mesure récente concerne l’utilisation limitée de trois pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Tenant compte des points de vue divergents des Etats membres, les demandes d’autorisation pour la culture de nouveaux OGM sont peu probables. Par conséquent, la culture des OGM reste très limitée en Europe. Le débat sur le bien-être des animaux est particulièrement vif en Europe de l’Ouest. C’est la raison pour laquelle de nombreuses mesures ont déjà été prises pour améliorer les conditions de vie des animaux de ferme et limiter leur transport. Mais de nouveaux thèmes se présentent.

3 Développements de la politique agricole en Flandre

Le cadre législatif de l’agriculture flamande est largement déterminé au niveau européen. La Flandre peut néanmoins mettre ses propres accents en intégrant les principes de la PAC dans des mesures politiques flamandes.

Dans la période 2007-2013, les exploitations agricoles en Flandre ont reçu 1,8 milliard EUR d’aide directe. L’aide directe totale a diminué de 263 millions EUR en 2007 à 254 millions EUR en 2013 (-3%). Le nombre de bénéficiaires a diminué de 11%, ce qui a débouché sur une augmentation du montant d’aide moyen dans le cadre du Premier Pilier de 10.770 EUR à 11.647 EUR. La partie principale de cette aide est constituée par le paiement unique sous la forme de droits de paiement (87%) et de primes à la vache allaitante. Dans la période 2007-2012, les éleveurs de vaches laitières ont obtenu la majeure partie de l’aide (23%), suivis par les producteurs de viande bovine (14%), la culture arable (11%) et les exploitations mixtes. Les secteurs de l’horticulture et les éleveurs de porcs et de volaille reçoivent traditionnellement peu d’aide, voire aucune aide.

Dans la période 2007-2013, 759 millions EUR de moyens financiers flamands et européens ont été consacrées à la réalisation des objectifs du programme de développement rural PDR II. 67% du montant a été consacré au renforcement de la compétitivité, 20% à l’amélioration de l’environnement et 9% à la qualité de vie rurale. 4% des dépenses ont été consacré aux stratégies de développement local dans le cadre de LEADER. Les aides à l’investissement dans le cadre de la modernisation ou de la diversification des exploitations agricoles s’élevaient à 435 millions EUR. 146 millions EUR ont été consacré aux mesures agro-environnementales visant à réconcilier la production agricole à certains objectifs environnementaux. Les contrats de gestion relatifs à l’eau obtenaient la partie majeure du  budget (47%). Les secteurs porcins, de la volaille, de bovins laitiers et les cultures sous serre obtenaient l’essentiel des aides dans le cadre du Deuxième Pilier.

À partir de 2015, les droits de paiement permettent en principe d’obtenir le paiement de trois primes: le paiement de base, la prime de verdissement et le paiement aux jeunes agriculteurs. En principe, les agriculteurs sont tenus de mettre en œuvre trois mesures de verdissement: la diversification de cultures, le maintien des pâturages permanents et la conservation de surfaces a intérêt écologique représentant 5% de la surface agricole utilisée. La Flandre a préféré de maximaliser l’aide aux jeunes agriculteurs: ils obtiennent un montant fixe supplémentaire par hectare (90 hectares au maximum). L’aide couplée pour les secteurs bovins (10% du montant total d’aide) et pour les veaux de boucherie (1%) subsiste.

Suite à la diminution du montant disponible dans le cadre de l’aide directe (1,7 milliard EUR pour la Flandre), l’aide moyenne par agriculteur diminuera entre 2015 et 2019 à condition que la taille de l’exploitation reste la même. Outre cela, un processus de convergence interne aura lieu. Ce processus vise à supprimer partiellement les écarts entre les valeurs par un droit de paiement et prévoit dorénavant des aides pour le maraichage, la viticulture et la floriculture. Une partie des moyens dans le cadre de l’aide directe sera transférée à la politique du développement rural: 5% des transferts en 2015, 7,5% des transferts en 2016 et 10% à partir de 2018. Une analyse d’impact a démontré que deux tiers des exploitations agricoles obtiendront moins d’aide en 2019 par rapport à l’année 2013. Presqu’un tiers des exploitations bénéficieront de la réforme.

L’organisation commune du marché établit les règles pour la gestion des marchés agricoles internes, elle établit les normes pour le marché de produits agricoles internes et elle réglemente l’importation dans l’UE ainsi que l’exportation de l’UE vers les pays tiers. Les quotas de production nationaux pour le sucre et le lait prendront fin, respectivement au 31 mars 2015 et en septembre 2017. Les adaptations légales pour la période suivant la période des quotas sont actuellement en préparation. Une croissance nette importante est attendue pour le secteur laitier. Cette croissance pourrait s’élever à 30% en Flandre en 2018. La stratégie nationale des programmes opérationnels durables pour les secteurs des fruits et légumes devrait être modifiée en 2015. Le système de distribution de lait et de fruits à l’école sera probablement revu au niveau européen. Des associations de producteurs ont été créées dans le secteur des fruits et légumes depuis quelque temps et dans le secteur laitier depuis peu, mais il est fort probable que des associations de producteurs voient le jour dans d’autres secteurs. Des mesures de crises pourront s’avérer utiles en cas de distorsion forte du marché, d’apparition de maladies animales ou de perte de confiance des consommateurs suite à des risques pour la santé.

Le PDR III a été développé autour de quatre thèmes stratégiques pour la Flandre: 1) priorité aux jeunes agriculteurs, 2) investissement dans l’innovation et la formation, 3) renforcement de la capacité d’adaptation et du caractère durable du secteur agricole en Flandre 4) renforcement de la qualité et de la vitalité rurale. La Flandre obtiendra 288 millions EUR de moyens européens pour la mise en œuvre du programme et investira le même montant. Il ressort de l’évaluation ex ante que le PDR III générera principalement des effets climatologiques positifs, mais que ces effets positifs sur la qualité de l’air à échelle locale et la problématique du changement climatique seront fortement réduits, vu que l’Europe a décidé d’arrêter les mesures d’aide pour certains investissements écologiques tels que la cogénération. Des nouvelles mesures intéressantes sont l’aide à l’innovation pour les personnes cherchant de nouvelles méthodes de culture ou d’élevage, des associations de producteurs afin de renforcer la position du producteur primaire, des partenariats européens d’innovation comme lieu de rencontre entre les chercheurs et les agriculteurs, la gestion de risques, la non-utilisation d’engrais dans des zones Natura 2000 et la déphosphatation.

Dans le cadre de la Sixième Réforme d’État, un nombre de nouvelles compétences agricoles ont été transférées vers la Flandre. Il s’agit de la législation sur les baux ruraux, les compétences du Bureau de Restitution et d’Intervention belge, le Fonds des calamités agricoles et la compétence en matière du bien-être des animaux.

Le Beleidsplan Ruimte Vlaanderen (Plan stratégique pour l’Aménagement de la Flandre), qui succède au Ruimtelijk Structuurplan Vlaanderen (Schéma de Structure d’Aménagement de la Flandre), est en cours de rédaction. Sur base d’un processus de délimitation de la structure agricole et naturelle, on a des zones destinées à l’agriculture (zone agricole confirmée), au développement du milieu naturel ou à l’élargissement de zones forestières ont été définis. Un nombre de Ruimtelijke uitvoeringsplannen (Plans d’exécution spatiaux) sont actuellement en phase d’approbation officielle. Il y a des processus visant à soutenir le développement de l’horticulture en serre dans des zones délimitées, mais ces zones peinent à démarrer. Bientôt, les entreprises agricoles souhaitant réaliser un projet faisant l’objet d’un permis, ne devront introduire qu’une seule demande de permis, étant donné que le permis d’environnement comprendra le permis d’urbanisme et le permis d’environnement. En application de la directive-cadre européenne sur l’eau, la Flandre est en train d’établir des plans de gestion relatifs au bassin hydrographique Brugse Polders et de la partie flamande du bassin hydrographique international de l’Escaut, de l’Yser et de la Meuse. Des mesures supplémentaires seront mises en œuvre, étant donné que les eaux de surface et souterraines sont menacées en Flandre.

Le cinquième Mestactieplan (Plan d’action lisier) pour la période 2015-2018 est en cours de rédaction. L’amélioration des eaux de surface et souterraines constitue un point d’attention particulier. À la demande de l’Europe, la Flandre a créé des objectifs de conservation pour les espèces et les types d’habitat protégés dans les zones Natura 2000. Le plan d’action sur l’utilisation durable de pesticides traduit les principes IPM (Integrated Pest Management) de la directive européenne vers des lignes directrices pour la culture arable, les fruits, les légumes, le maraichage en serre et l’horticulture.

Le développement d’une bio-économie durable pourra apporter une réponse à l’épuisement des ressources fossiles. La valorisation des ressources agricoles parallèles pourra constituer une opportunité importante pour la Flandre. Le décret matériaux vise à transformer la politique menée en matière de déchets vers une gestion durable des flux de déchets. Pour finir, la Flandre s’engage à réduire le gaspillage alimentaire à long terme, de gérer les ressources plus efficacement et d’optimiser les flux parallèles.

4 Agriculture et horticulture flamande: structure

L’agriculture flamande est caractérisée par la spécialisation, l’économie d’échelle, diversification et innovation.

Sur un nombre total de 24.884 exploitations agricoles, 88% des exploitations se sont spécialisées dans un des trois secteurs. L’élevage constitue le secteur le plus spécialisé, suivi par les grandes cultures et l’horticulture. L’agriculture bio est un autre type de spécialisation. Fin 2013, il y avait 319 producteurs biologiques actifs. Durant les cinq dernières années, leur nombre a augmenté de 6,5% en moyenne. En 2013, les exploitations biologiques cultivaient 5.065 hectares ou 0,8% de la superficie totale des terres agricoles flamandes.

Le nombre d’exploitations agricoles en Flandre diminue en moyenne de 4% chaque année. Les autres exploitations sont de plus en plus grandes. Quelques éléments-clés de cette expansion sont l’amélioration permanente des techniques et des développements technologiques, la coopération avec d’autres maillons de la chaîne et une croissance de la productivité afin de sauvegarder les recettes et de diminuer les coûts de production. Cet agrandissement des exploitations se caractérise par l’augmentation de la superficie moyenne des terres arables (25 hectares par exploitation), la densité du bétail (119 animaux bovins, 1.848 porcins et 47.092 têtes de volaille par exploitation), le nombre de main d’œuvre à temps plein (1,65 ETP par exploitation) et le chiffre d’affaires moyen (198.678 EUR par exploitation).

On comprend par des activités de diversification: des activités qui n’ont pas de lien direct avec les activités de production, mais qui génèrent un revenu supplémentaire pour le producteur. Selon des estimations, 20% à 25% des producteurs exercent au moins une activité de diversification. Actuellement, la Flandre compte 405 fermes thérapeutiques, 401 agriculteurs actifs dans le tourisme à la ferme, 949 exploitations effectuant du travail à façon, 3.169 agriculteurs ayant au moins un seul contrat de gestion avec la Vlaamse Landmaatschappij (VLM), 2.133 exploitations offrant une vente à la ferme et 895 exploitations agricoles commercialisant leur excédent d’énergie. L’importance de la production agricole locale prend une ampleur continue et permet de combler le fossé entre le producteur et le consommateur. Citons comme exemple les initiatives pour promouvoir la vente directe, le community supported agriculture (par l’autocueillette, l’autorécolte ou la livraison de paniers de fruits et de légumes à domicile) et les jardins ouvriers.

L’innovation constitue un aspect essentiel pour les exploitations agricoles et horticoles qui veulent réaliser une croissance économique et répondre aux défis sociaux. Les résultats d’un sondage ont dévoilé que 43% des entreprises agricoles ont pris des initiatives d’innovation en 2012 ou 2013. L’horticulture est le secteur le plus innovant, suivi par l’élevage intensif et l’élevage de bovins. Les exploitations agricoles investissent surtout dans le processus de production, mais également dans la commercialisation et dans l’organisation.

5 Agriculture et horticulture flamande: point de vue économique

En 2013, l’agriculture et l’horticulture flamande ont réalisé une valeur finale de production de 5,8 milliards EUR. L’élevage de bétail contribue pour 62% à la valeur finale de production, l’horticulture et les grandes cultures pour respectivement 26% et 12%. Les produits essentiels en matière de valeur finale de production sont la viande de porc, le lait et les produits laitiers, la viande de bœuf, les légumes et les produits non-combustibles de l’horticulture. Ces dernières années, l’agriculture est confrontée à des coûts de production élevés. Les aliments de bétail représentent 54% de la consommation intermédiaire, l’énergie représente 11% et les engrais 4%. La valeur ajoutée nette est estimée à 1,3 milliard EUR.

Le revenu familial par travailleur familial varie considérablement selon les années et selon le secteur d’activités agricoles. Il y a même des différences considérables entre les exploitations agricoles. En 2012, les secteurs des bovins laitiers et de la viande semblaient les moins rentables. Les secteurs de la production végétale et le secteur des fruits en plein air semblaient les plus rentables.

Au sein de l’Europe des 28 pays, la Flandre représente 0,9% de la valeur brute ajoutée de l’agriculture (y inclus la sylviculture et la pêche). Les quatre premières places sont occupées par la France (18%), l’Italie (14%), l’Espagne (12%) et l’Allemagne (10%). L’agriculture en Flandre (y inclus la sylviculture et la pêche) représente 0,9% de la valeur brute totale ajoutée. La moyenne européenne est de 1,7%. Le secteur porcin en Flandre représente une plus grande part de la valeur de production de l’agriculture, comparé à la moyenne de l’Europe et de nos pays voisins. La production des grandes cultures représente par contre une partie inférieure de la valeur de production.

Au niveau du revenu net d’entreprise par travailleur familial, la Belgique et la Flandre sont en tête de liste. Seul le Royaume Uni a réalisé un meilleur score pour les années 2007 à 2011. La Belgique est suivie par les Pays-Bas, le Luxembourg, la France et l’Allemagne. Au niveau de la valeur ajoutée nette par exploitation, la Flandre réalisait un meilleur score que le Luxembourg et la France en 2007, mais un score inférieur aux Pays-Bas, au Royaume Uni et à l’Allemagne. Les exploitations agricoles flamandes sont également en tête de liste au niveau du revenu net par entreprise et de la rentabilité, mais elles réalisent un score nettement moins favorable au niveau de la solvabilité.

6 Agriculture en Flandre et son environnement naturel

Afin de se faire une idée exacte de l’efficacité écologique de l’agriculture, les indicateurs de pression sont comparés à un indicateur économique. La valeur finale de production reste plus au moins stable pour la période 2007-2012. Les indicateurs environnementaux varient entre eux, comparés à la valeur finale de production. Seule l’émission de matières particulaires, l’utilisation d’engrais P et la pression causée par des produits phytosanitaires démontrent une amélioration en efficacité écologique. La forte diminution des engrais P utilisés s’explique par la politique menée en matière de lisier et par l’augmentation des prix des engrais P. L’évolution favorable de la pression causée par des produits phytosanitaires s’explique par une diminution des produits phytosanitaires utilisés d’une part et par le retrait du marché des produits toxiques d’autre part. La diminution de l’émission de matières particulaires est le résultat d’une conversion au gaz naturel. L’élargissement du cheptel depuis 2008 et le nombre croissant de systèmes de cogénération dans l’horticulture en serre sont des éléments importants empêchant ces efforts écologiques à se traduire dans une diminution de la consommation d’énergie, une émission de gaz à effet de serre et de gaz acidifiant potentiels. De plus, la superficie de cultures sensibles à l’érosion sur des terres (très) exposées à l’érosion a diminué ou est restée stable depuis 2007. Enfin, la consommation d’eau a augmenté lors de la période 2009-2012 par rapport à l’année 2007.

Lors de la période 2007-2011, le surplus de phosphore en Flandre se situe autour de zéro. Même si la diminution reste négligeable à cause de la grande marge d’erreur, le surplus de phosphore démontre une diminution de 8,8 kg P/ha en 2007 à 2,2 kg/P en 2011. L’évolution croissante du taux de P dans le sol constaté lors de nombreuses années est en train de se stabiliser ou de diminuer pour la plupart des terres arables. Par contre, la concentration moyenne d’orthophosphate dans les eaux de surface n’améliore pas ou très peu. L’excédent d’azote varie de 47,9 kg N/ha à 67,4 kg N/ha pour la période 2007-2011. En hiver 2012-2013, la norme de nitrates dans les eaux de surfaces n’a pas été atteinte dans 26% des points de mesure. Des efforts supplémentaires seront surtout nécessaires dans les bassins de la Lys, de l’Yser, de la Meuse et du Demer.

En 2012, la production d’effluents d’élevage en Flandre s’élevait en 2012 à 91,1 millions kg N et 40,8 millions kg P2 05 (tenant compte de l’utilisation d’aliments de bétail pauvre en nutriments et des pertes d’émissions N de l’étable ou lors du stockage). Le bilan d’engrais en Flandre est à nouveau en équilibre. L’utilisation d’engrais azotés par le secteur agricole a diminué entre 2005 et 2008, mais elle a augmentée par après. En 2011 et 2012, l’utilisation diminuait à nouveau et s’élève maintenant à 72 millions kg N. Le plan d’action lisier et les prix des engrais azotés ont eu un effet favorable. L’utilisation totale de phosphore a diminué de moitié entre 2005 et 2008, mais est montée après pour diminuer à nouveau.

Des produits phytosanitaires visent à protéger les récoltes. En 2012, l’utilisation de produits phytosanitaires restait au même niveau qu’en 2011 avec une quantité de 2,7 millions kg de substance active. L’index SEQ, exprimant la pression des pesticides sur la vie aquatique, a été fixé à 100 en 2005. Durant les quatre premières années, cet index a diminué de manière spectaculaire pour atteindre 12 en 2009. Ensuite, il est resté au même niveau.

La consommation d’eau par l’agriculture et l’horticulture a augmenté de 2% en 2012 par rapport à celle de l’année 2011. Elle s’élève à 53 millions m3. Les périodes sèches durant les mois d’août et septembre en sont certainement la cause principale. Plus de 50% de cette quantité est obtenue par le pompage d’eau souterraine par les agriculteurs. 46% de la consommation totale d’eau provient des nappes aquifères profondes, 18% provient de nappes phréatiques peu profondes. Les eaux pluviales représentent un quart de la consommation. La consommation d’eau de distribution continue à baisser et s’élève actuellement à 8%.

La consommation énergétique nette primaire par le secteur agricole s’élève à 24.916 TJ. L’horticulture en serre est le plus gros consommateur d’énergie. La part du gaz monte de 21% en 2007 à 58% en 2012, tandis que la part d’essence (GPL, essence et mazout) diminue de 24% pour atteindre un taux de 35%. L’utilisation d fuel lourd est en voie de disparition et a diminué de 21% à 2%. Depuis 2010, le secteur agricole flamand est devenu un producteur net d’électricité. Le surplus d’électricité produit provenant d’un système de cogénération ou de panneaux solaires, alimente le réseau électrique et n’est donc pas nécessairement consommé par le secteur agricole même (en 2012, 207 systèmes installés sur 197 exploitations ont produit 16.494 TJ).

La part de l’agriculture dans l’émission flamande de gaz à effet de serre s’élevait à 10% en 2011. La part relativement grande de l’agriculture s’explique par le fait que 53% des émissions de protoxyde d’azote et 76% des émissions de méthane proviennent du secteur agricole. Étant donné que ces deux types de gaz se caractérisent par un effet de serre plus important que l’oxygène, l’agriculture obtient un score plus élevé dans l’émission totale de gaz à effet de serre par rapport à son importance économique. La consommation d’énergie du secteur agricole est également plus grande que l’on suppose. Les secteurs de la viande bovine (38%), de la viande porcine (22%) et des grandes cultures (22%) sont les pollueurs majeurs.

L’émission totale de gaz potentiellement acidifiant par l’agriculture a diminué de 16% entre 2003 et 2012. L’émission d’ammoniac provenant d’effluents d’élevage et d’engrais chimiques s’élève à 81% des émissions totales de gaz acidifiant potentiels. Le taux de l’anhydride sulfureux s’élève à 6% et le taux d’oxyde d’azote à 13%.

Les particules fines constituent un mélange de composition et de grandeur variée dans l’air. En 2012, l’agriculture a produit 1.515 de tonnes de particules fines. La part de l’agriculture dans l’émission totale de PM2,5 s’élève à 8%. Concernant la fraction PM10, l’agriculture est la source d’émission principale avec 5.790 tonnes de particules fines (22%). L’élevage bovin et les grandes cultures sont les principaux pollueurs, mais les pâturages naturels et les champs absorbent également des particules fines.

Les matières organiques ainsi que l’érosion jouent un rôle majeur au niveau de la fertilité du sol et de la productivité. Des études démontrent pour la période 1960-2006 une diminution du carbone organique pour tous les types de sol, à l’exception des sols argileux en Flandre Occidentale. L’utilisation réduite d’effluents d’élevage depuis le milieu des années 1990, la limitation de la profondeur du labourage et le système différent d’assolement ont résulté dans une baisse de la teneur en carbone dans la couche superficielle du sol. De toute la superficie agricole en Flandre, 40.459 hectares de terres constituent des zones potentiellement sensibles à l’érosion. 9.758 hectares de ces terres sont mêmes très sensibles à l’érosion. L’érodibilité des cultures est restée la même pendant la période 2007-2013.

En 2012, la quantité de déchets produits par l’agriculture flamande s’élevait à 127.626 tonnes. Près de la moitié de ces déchets sont d’origine végétale ou animale. Le reste est principalement composé de minéraux, de déchets de construction et de démolition, des déchets mixtes et de terre. 24% des déchets des exploitations agricoles font l’objet de recyclage, de compostage, d’utilisation comme matière première ou d’une nouvelle utilisation. Environ 69% des déchets agricoles, y inclus les déchets utilisés comme matières premières, font l’objet d’un prétraitement (triage ou autre traitement) en vue de leur traitement final.

Une enquête dévoile que 1% de la population flamande est fortement ou extrêmement affectée par les effets sonores nocifs causé par le secteur agricole. Il s’agit principalement de machines agricoles, de bétail et de ventilateurs installés dans les étables. Les pourcentages de nuisances sonores ou olfactives s’élèvent à 0,1% et 1,8%.

En tant qu’utilisateur principal des terres, le secteur agricole a incontestablement une grande influence sur l’état de l’environnement et de la biodiversité en Flandre. Actuellement, il est encore difficile de mesurer l’impact écologique des mesures agro-environnementales sur le nombre d’oiseaux de champs.

La consommation totale des substances antibactériennes dans le secteur de la médecine vétérinaire, exprimée en tonnes de substances actives, a diminué de 26% entre 2007 et 2013 (259.450 kg en 2013). Elle reste toutefois élevée en comparaison avec les pays avoisinants ayant le même type d’élevage. Par conséquent, un renforcement des efforts s’impose dans ce domaine.

7 Cartographie de la chaîne

L’agriculture constitue un maillon essentiel dans l’économie. L’agro-business comprend aussi les fournisseurs d’outillage (par exemple la construction de machines agricoles), le courtage, les criées, l’industrie alimentaire (première et seconde transformation) et le commerce en gros. La chaîne est complétée par la distribution en détail, le secteur de la restauration et le consommateur.

L’agro-business compte 35.471 exploitations agricoles, ce qui représente une diminution de 16% par rapport à 2008. Le chiffre d’affaires combiné de l’ensemble des exploitations agricoles de son côté a augmenté: 61 milliard EUR ou +15%. Les investissements ont baissé par rapport à 2008: 1,62 milliard EUR ou -10%. En 2013, le secteur agricole (l’agro-business complet) employait 147.402 personnes. En 2008, il s’agissait de 159.401 personnes (-7,5%). La valeur ajoutée nette montait de 18% et s’élève maintenant à 8,4 milliards EUR. L’agriculture et l’horticulture comptent la plupart des exploitations (70%). L’industrie alimentaire est le premier employeur (42%) et réalise la majeure partie du chiffre d’affaires combiné (64%), des investissements (55%) et de la valeur ajoutée nette (55%).

En 2013, la Belgique a exporté 39,4 milliards d’EUR de produits agricoles. Les importations agricoles s’élevaient à 34,5 milliards EUR. L’excédent commercial représente 4,9 milliards EUR. Les produits d’origine animale et les produits agro-industriels contribuent largement à cet excédent commercial et réalisent un solde positif de respectivement 2 milliard EUR et 1,9 milliard EUR. Nos pays voisins sont les principaux partenaires commerciaux, représentant 67% des exportations et 63% des importations. La part flamande du commerce agricole belge s’élève à 79% des importations et à 80% des exportations. Le commerce agricole représente 10% des importations totales et 11% des exportations totales au niveau de la Belgique.

L’agrofourniture comprend la production d’aliments de bétail, d’engrais minéraux, de produits phytosanitaires, de machines, de bâtiments et d’installations et de semences. En 2012, l’industrie des aliments composés a produit 6,6 millions de tonnes d’aliments pour bétail, ce qui représente un chiffre d’affaires total de 5,0 milliards EUR et 3.518 personnes employées. L’agrochimie et les biosciences employaient 1.437 personnes. En 2012, le secteur des tracteurs et des machines agricoles, comprenant une trentaine d’entreprises et 4.190 employés, a réalisé un chiffre d’affaires total de 1,5 milliards EUR. Le secteur des semences comprend 30 entreprises employant 450 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 138 millions EUR

L’importance de l’industrie alimentaire au sein de l’industrie belge est indéniable. L’industrie alimentaire réalise 17% du chiffre d’affaires de l’ensemble des entreprises belges, 18% de l’emploi et 10% des exportations industrielles. Quatre cinquième des produits alimentaires (boissons non-incluses) en 2013 a été produit par l’industrie alimentaire flamande. Les trois secteurs principaux sont les ‘produits alimentaires divers’ (par exemple le chocolat, le sucre, le café, les plats préparés), l’industrie de la viande et la fabrication de graisses et huiles. Ils représentent ensemble 43% du chiffre d’affaires. 85% de ces entreprises emploient moins de 20 personnes. L’orientation de l’industrie alimentaire belge vers l’exportation a encore augmenté durant les dernières décennies.

Le secteur de la distribution fournit des marchandises physiques pour l’usage personnel du consommateur. La distribution en gros représente la majorité de la distribution non-spécialisée. Il est suivi par la distribution de détail (28%), les hard discounters (15%) et la distribution de petite taille (5%). Le débouché majeur des produits frais sont la distribution en gros (presque la moitié des dépenses), les hard discounters et les supermarchés de proximité (chacun pour 16%), les magasins spécialisés (13%), les marchés publics et les autres canaux (6%).

Environ 1.200 producteurs flamands vendent directement au consommateur. En 2013, le chiffre d’affaires de chaîne courte (uniquement la vente à la ferme et les marchés fermiers) s’élevait en Belgique à 95 millions EUR, soit une augmentation de 3% par rapport à l’année précédente.

Le Flamand moyen dépense 1.855 EUR à des produits alimentaires et 398 EUR à des boissons, ce qui représente 15% de son budget total. Outre cela, il dépense en moyenne 785 EUR à des produits alimentaires et à des boissons dans des cafés et de restaurants. Le consommateur flamand achète des produits alimentaires frais principalement sur base de ses différents sens: le goût, la fraîcheur et la qualité. Le caractère durable des produits ne se considère pas élément décisif lors d’un achat, seuls 16% des consommateurs considèrent le caractère durable important. 40% des consommateurs essaient de tenir compte du caractère durable autant que possible, surtout quand ils en bénéficient eux-mêmes.

Par rapport à 2008, la consommation des produits alimentaires essentiels présente une tendance à la baisse au niveau du pain (44 pains par année par habitant), des pommes de terre (34,5 kg), des fruits (48,8 kg), de la viande (28,5 kg), du poisson (4,1 kg) et des produits laitiers (96 kg). Une tendance à la hausse a été constatée pour les légumes (41 kg) et les œufs (66,6 unités).

Ces dernières années, les différents maillons de la chaîne agroalimentaire ont renforcé la coopération en vue de résoudre les défis dépassant les domaines des différents acteurs. La concertation de la chaîne agroalimentaire vise essentiellement des relations économiques équitables entre les différents maillons. Le projet de changement constitue la réponse de quelques maillons au défi durable auquel est confronté l’actuel système alimentaire. Récemment, la chaîne entière et l’autorité publique flamande se sont engagées à dresser un calendrier de mise en œuvre afin de réduire le gaspillage alimentaire.

Version originale: Landbouwrapport 2014
 

Departement Landbouw en Visserij
Ellipsgebouw (6de verdieping) - Koning Albert II-Laan 35, bus 40 - 1030 Brussel
Tel. 02 552 78 20 - Fax 02 552 78 71
E-mail: ams@lv.vlaanderen.be