Rapport scientifique MIRA 2009 – Sous-secteur de l’horticulture en serre

Dirk Bergen (Département AP), Bert Vander Vennet (ILVO), Stijn Overloop (VMM)

Février 2010

Le MIRA-S ou rapport de reconnaissance environnementale défini par décret donne une description des développements prévus de l’environnement en cas de politique inchangée et de politique modifiée selon plusieurs scénarii jugés pertinents. Un tel exercice de scénario est réalisé traditionnellement pour tous les clusters sociaux pertinents, comme le ménage, l’industrie, l’énergie, le transport, le commerce et les services, et l’agriculture. Outre le secteur agricole dans son ensemble, un exercice de scénario supplémentaire a été réalisé pour l’horticulture en serre dans la Reconnaissance environnementale 2030. C’était nécessaire, car l’horticulture en serre dans ce secteur est un grand consommateur d’énergie et d’eau. Au niveau de l’énergie, il faut également tenir compte des émissions correspondantes de gaz à effet de serre et d’autres polluants. L’étude a été mise en place via une coopération entre la Division de l’Analyse de la Politique agricole (AMS) du Département de l’Agriculture et de la Pêche et l’unité Agriculture et Société de l’Institut de Recherche de l’Agriculture et de la Pêche (ILVO).

La première partie du rapport est consacrée à une description détaillée du secteur de l’horticulture en serre, avec 2006 comme année de référence. Cette information doit permettre de caractériser le secteur et de quantifier un certain nombre de paramètres pour pouvoir les intégrer dans le modèle à générer pour l’exercice de scénario.

Nous retrouvons dans la seconde partie le développement du modèle et une précision des hypothèses nécessaires pour le développement des trois scénarii politiques sélectionnés : le scénario de référence ou BAU (Business As Usual) sans nouvelle politique, le scénario européen (avec des mesures supplémentaires pour atteindre les objectifs européens) et le scénario dit visionnaire (avec les mesures drastiques/visionnaire/de transition nécessaires pour réaliser les objectifs à long terme).

Il ressort tout d’abord de l’exercice de scénario que la consommation énergétique diminuera dans tous les scénarii par rapport à l’année 2006. Cette remarque est en contradiction avec la tendance générale d’augmentation de la consommation énergétique dans les autres secteurs, mais elle s’explique par l’importance des coûts énergétiques dans les coûts totaux d’une entreprise d’horticulture en serre. Elle va donc toujours chercher des possibilités de consommation énergétique moins chères. Il existe plusieurs solutions : réduction de la consommation de carburant et l’utilisation de carburants ou de technologies moins chers, ou passage à des cultures demandant moins d’énergie.

L’attention est ensuite accordée à la question de l’efficacité énergétique et à la manière dont ce concept peut être traduit dans les trois scénarii.

Un troisième volet de l’étude de scénario porte sur les émissions. Celles-ci sont approchées selon « l’approche MIRA » et selon la méthode de « l’empreinte de CO2 ».

Il ressort clairement des remarques formulées par les auteurs qu’une plus grande discussion est nécessaire sur la répercussion ou non des émissions entre les secteurs. Il existe également des questions sur ce qu’il vaut mieux faire de la chaleur résiduelle : la valoriser ou l’éviter dès le départ ? Toujours par rapport à la technologie de la chaleur résiduelle, il faut tenir compte de la difficulté que représente une horticulture en serre trop dépendante de la zone d’entreprise associée, à moins que l’on ne puisse réaliser des réseaux de chaleur présentant un nombre assez élevé de proposants et de demandeurs de chaleur. L’entreprise d’horticulture en serre restera indirectement dépendante des combustibles fossiles, à moins que les entreprises fournissant la chaleur n’utilisent des sources d’énergie renouvelables. La demande de disponibilité des sources d’énergie renouvelables pouvant être affectées à cette fin y est liée.

Depuis la perspective de la sensibilité de l’analyse, il semble que les glissements dans les cultures ont un impact très important sur la consommation énergétique de l’horticulture en serre en Flandre. En augmentant ou en diminuant la part de cultures intensives en énergie, la consommation énergétique peut respectivement fortement augmenter ou diminuer. On prévoit que cette sensibilité puisse diminuer à l’avenir suite aux progrès technologiques à prévoir sous la pression des prix élevés de l’énergie. D’après les experts, cela peut déboucher sur des améliorations d’efficacité supplémentaires très importantes dans le domaine de l’utilisation des sources d’énergie, de la réduction des besoins en énergie et de la limitation des pertes d’énergie.

Enfin, un plan de parcours est donné pour une transition vers un objectif visionnaire : cela concerne une série de considérations sur ce qui est nécessaire pour évoluer dans la direction du scénario visionnaire. On accorde pour cela de l’attention aux aspects suivants : une approche progressive pour la réalisation des ambitions, les instruments nécessaires, le financement, la réglementation et d’autres facteurs.

Version originale:

 

 

Bergen D., Vandervennet B. & Overloop S. (2010)
Wetenschappelijk rapport MIRA 2009 - Deelsector Glastuinbouw
Departement Landbouw en Visserij, Brussel.


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