Résultats techniques et économiques de l’élevage porcin sur base du réseau d’information comptable agricole: exercices 2007-2009

Joeri Deuninck, Joost D’Hooghe & Andy Oeyen

Octobre 2010

Le deuxième rapport relatif aux indices chiffrés techniques et économiques et aux résultats économiques de l’élevage porcin est un fait. En 2009, le secteur pouvait encore profiter de coûts plus faibles, bien que les prix de la viande porcine étaient alors également plus faibles. Fin 2010, de sombres nuages s’amoncelaient à nouveau au-dessus du secteur.

Outre le revenu du travail familial, dans le nouveau rapport relatif à l’élevage porcin, on met davantage l’accent sur le prix de revient et on accorde beaucoup d’attention à la répartition du revenu du travail et des coûts totaux. Cela se fait en comparant 50% des exploitations ayant le revenu du travail le plus élevé et les coûts les plus faibles avec 50% des exploitations ayant le revenu du travail le plus faible et les coûts les plus élevés. Les résultats sont représentés pour la multiplication, l’engraissage et le total des porcs pour les exploitations (pratiquement) fermées.

En 2009, par rapport à 2008, il y a une diminution des coûts totaux par porcelet et des coûts totaux par kg de viande (poids vivant). Les coûts totaux hors travail pour un porcelet de 21,7 kg s’élèvent à 38,3 euros par porcelet (-4,4 euros). Les coûts totaux par kg de viande hors travail équivalent à 0,98 euro par kg (-13 cents) dans l’engraissage et 0,99 euro par kg (-16 cents) pour les exploitations (pratiquement) fermées. Ceci est principalement une conséquence du prix plus faible de l’alimentation, réduisant ainsi les coûts d’alimentation.

Dans l’engraissage et pour les exploitations (pratiquement) fermées, la diminution des coûts totaux est toutefois annulée par une diminution des revenus totaux suite au prix plus faible de la viande porcine : 1,11 euro par kg en 2009 par rapport à 1,20 euro par kg en 2008. Le revenu du travail familial se situe de ce fait pratiquement au même niveau qu’en 2008 : 13,1 euros par porc d’engraissement dans l’engraissage et 13,6 euros par porc d’engraissement dans les exploitations (pratiquement) fermées. Pour la multiplication, il y a plutôt une diminution limitée des revenus totaux. Le revenu du travail familial est supérieur à celui de 2008 et, avec 3 euros par truie, légèrement positif. Ceci ne suffit toutefois pas à indemniser le travail lui-même.

Les différences sont non seulement importantes d’année en année, mais aussi entre les exploitations mêmes au cours d’une année. La répartition des revenus et des coûts est surtout considérable pour la multiplication. De très nombreuses exploitations de multiplication parviennent toutefois à obtenir une indemnité pour le travail lui-même en 2009. En général, les indices chiffrés techniques et économiques se sont améliorés pour 50% des exploitations ayant le revenu du travail le plus élevé et l50% des exploitations ayant les coûts totaux les plus faibles. La différence dans les coûts totaux est une conséquence des variables plus faibles et des coûts fixes moins élevés. En 2009, ce sont principalement les coûts d’alimentation, surtout en valeur absolue, et les amortissements, surtout en valeur relative et dans une moindre mesure en valeur absolue, qui déterminent la différence. En 2008, la différence dans la multiplication et pour les exploitations (pratiquement) fermées était principalement la conséquence des coûts d'alimentation plus élevés. Dans les années où le prix de l’alimentation était très élevé comme en 2008, l’importance de l’efficacité d’alimentation (conversion alimentaire) et du prix de l’alimentation de l’exploitation était davantage mise en avant.

Le revenu du travail et les coûts totaux varient également fortement au cours d’une année. Traditionnellement surtout en raison des fluctuations importantes du prix des porcelets et des porcs, et depuis plusieurs années, également en raison de l’évolution du prix de l'alimentation. L’élevage porcin, surtout la multiplication et les exploitations (pratiquement) fermées, a plusieurs années difficiles derrière lui. La situation était dramatique fin 2007 début 2008. Le revenu du travail est alors resté pendant plusieurs mois négatif, entraînant même ainsi du travail à perte. Ensuite, il y a eu un peu de reprise avec des hauts et de bas. En juillet - septembre 2010, la situation s’est à nouveau considérablement dégradée suite au recul du prix des porcelets et du prix des porcs d'engraissement, ainsi que suite à l'augmentation du prix de l'alimentation. Ceci entraîne surtout pour la multiplication et les exploitations (pratiquement) fermées une diminution du revenu du travail familial. Le revenu du travail familial pour les exploitations (pratiquement) fermées était quasiment égal à zéro en septembre 2010. Ceci implique que le travail lui-même n’était pas indemnisé.

Version originale:
Joeri Deuninck, Joost D’Hooghe & Andy Oeyen (2010)
Technische en economische resultaten van de varkenshouderij op basis van het Landbouwmonitoringsnetwerk: boekjaren 2007 – 2009
Departement Landbouw en Visserij, Brussel.


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